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Circonscription du Soissonnais

Pour l'école de la confiance

Sommaire

Inspiré d’une nouvelle de Tolstoï ({Ce qu'il faut de terre à l'homme}) qui dénonçait déjà l'avidité du capitalisme, ce récit nous emporte au rythme de l’ambition toujours plus folle du personnage. Le fermier saura-t-il gérer son temps, sa résistance physique ? Pourra-t-il s'arrêter ? Le récit du narrateur externe, de type descriptif, donc neutre, se veut implacable envers le personnage principal pour lequel on sait l'issue fatale de cette course frénétique. Le texte et les illustrations, très graphiques et explicites, accumulant de page en page silhouettes de poussins et de vaches, se complètent pour entraîner le lecteur dans cette folle spirale. Le format à l'italienne, choisi pour cet album, en offrant une vision pénétrante grâce à des doubles pages qui élargissent l'espace, contribue, avec les illustrations, à cette dynamique vers un ailleurs considéré toujours meilleur. Les trois couleurs utilisées (rouge, orange et bleu) créent cet univers de tension dans lequel le malaise s’installe au fur et à mesure que les richesses augmentent. Dans une classe de cycle 3, il sera évidemment intéressant d'ouvrir, avec cet album, le débat philosophique sur le bonheur, sur cette course au toujours plus haut, toujours plus fort, toujours plus riche, sur l'incapacité de se contenter de ce que l’on a... {Combien de terre faut-il à un homme ?}, Annelise Heurtier, éditions Thierry MAGNIER (2014) 17 euros

Combien de terre faut-il à un homme ?

Sur son lopin de terre de l’ouest sibérien, un paysan vit avec sa famille. Même s’ils ne sont pas très riches, ils ne manquent de rien. Cependant, il demeure insatisfait, se disant qu’avec davantage de terre... il serait « tout à fait heureux ». Il décide de partir, là où la terre est fertile et vendue pour une bouchée de pain. On lui propose un marché : toute la terre dont il pourra faire le tour en une journée de marche lui appartiendra, à condition qu’il soit revenu à son point de départ au soleil couchant...

Inspiré d’une nouvelle de Tolstoï (Ce qu’il faut de terre à l’homme) qui dénonçait déjà l’avidité du capitalisme, ce récit nous emporte au rythme de l’ambition toujours plus folle du personnage. Le fermier saura-t-il gérer son temps, sa résistance physique ? Pourra-t-il s’arrêter ?

Le récit du narrateur externe, de type descriptif, donc neutre, se veut implacable envers le personnage principal pour lequel on sait l’issue fatale de cette course frénétique. Le texte et les illustrations, très graphiques et explicites, accumulant de page en page silhouettes de poussins et de vaches, se complètent pour entraîner le lecteur dans cette folle spirale.

Le format à l’italienne, choisi pour cet album, en offrant une vision pénétrante grâce à des doubles pages qui élargissent l’espace, contribue, avec les illustrations, à cette dynamique vers un ailleurs considéré toujours meilleur. Les trois couleurs utilisées (rouge, orange et bleu) créent cet univers de tension dans lequel le malaise s’installe au fur et à mesure que les richesses augmentent.

Dans une classe de cycle 3, il sera évidemment intéressant d’ouvrir, avec cet album, le débat philosophique sur le bonheur, sur cette course au toujours plus haut, toujours plus fort, toujours plus riche, sur l’incapacité de se contenter de ce que l’on a...

Combien de terre faut-il à un homme ?, Annelise Heurtier, éditions Thierry MAGNIER (2014)

17 euros

Mise à jour : 31 mars 2017