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Pour l'école de la confiance

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Le 12 janvier 2007, Joshua Bell, immense violoniste contemporain célébré dans le monde entier, se prête à une enrichissante expérience : en pleine heure de pointe, il descend dans une station de métro à Washington et se met à jouer sur son Stradivarius. Près de mille personnes passent près de lui sans l’écouter alors que la veille, il était en concert, se produisant à guichets fermés. Non seulement, on ne le reconnaît pas mais nul ne semble être touché par la beauté de sa musique. Tous les adultes ont passé leur chemin, peut-être donné une pièce... « Parmi mes rares auditeurs, il y avait plusieurs enfants et je me souviens très nettement du visage attentif qu’ils m’offraient tandis que leurs parents les emportaient vers leur destination. La musique réclame de l’imagination et de la curiosité, ce dont les enfants ne manquent pas, et je crois que le monde serait meilleur si cette sensibilité innée à la musique était encouragée… » Lorsque Dylan croise le regard de l’homme au violon, il est transporté d’aise, il a l’impression d’être léger comme une plume. Les notes sont si tristes, et si belles à la fois… mais sa mère le tire par le bras et l’emmène loin, très loin. L'album raconte comment l'enfant est sensible à la qualité du jeu du violoniste, comment, toute la journée, il est porté par les sons qu'il a entendus le matin, parce qu'il a écouté. Si sa mère a entendu le violoniste, elle ne l’a pas écouté, là est la différence ! Lors du repas du soir, Dylan n'est pas du tout étonné de reconnaître un morceau de l'artiste, alors qu'un journaliste explique « l'expérience » qui a été menée... Avec sa mère, parce que cette fois elle en a le temps, ils se laissent alors envelopper par la beauté de la musique. Les illustrations de l'album jouent sur la différence entre un monde en noir et blanc, un monde de sons qui prennent des formes agressives, pointues (celui des adultes), et un monde en couleurs (celui de Dylan), où la musique devient volutes, fait danser, voler, et poursuit les oreilles pendant longtemps. Trop occupé, trop affairé, l'homme oublie l'essentiel : lui-même et une capacité à accueillir le beau. Heureusement, les enfants sont là pour le lui rappeler, pour peu qu'on les écoute, bien sûr... Un album magnifique sur la sensibilité... A partir de 6/7 ans - 13 € {L'homme au violon}, Kathy Stinson, éditions Kaléidoscope (2015)

L’homme au violon

Traîné par sa mère dans le monde grisâtre d’une station de métro, Dylan semble être le seul, parmi toutes les personnes pressées, à avoir remarqué le violoniste... Une histoire pour raconter avec poésie et délicatesse l’expérience menée par un célèbre violoniste.

Le 12 janvier 2007, Joshua Bell, immense violoniste contemporain célébré dans le monde entier, se prête à une enrichissante expérience : en pleine heure de pointe, il descend dans une station de métro à Washington et se met à jouer sur son Stradivarius. Près de mille personnes passent près de lui sans l’écouter alors que la veille, il était en concert, se produisant à guichets fermés. Non seulement, on ne le reconnaît pas mais nul ne semble être touché par la beauté de sa musique. Tous les adultes ont passé leur chemin, peut-être donné une pièce...

« Parmi mes rares auditeurs, il y avait plusieurs enfants et je me souviens très nettement du visage attentif qu’ils m’offraient tandis que leurs parents les emportaient vers leur destination. La musique réclame de l’imagination et de la curiosité, ce dont les enfants ne manquent pas, et je crois que le monde serait meilleur si cette sensibilité innée à la musique était encouragée… »

Lorsque Dylan croise le regard de l’homme au violon, il est transporté d’aise, il a l’impression d’être léger comme une plume. Les notes sont si tristes, et si belles à la fois… mais sa mère le tire par le bras et l’emmène loin, très loin. L’album raconte comment l’enfant est sensible à la qualité du jeu du violoniste, comment, toute la journée, il est porté par les sons qu’il a entendus le matin, parce qu’il a écouté. Si sa mère a entendu le violoniste, elle ne l’a pas écouté, là est la différence !
Lors du repas du soir, Dylan n’est pas du tout étonné de reconnaître un morceau de l’artiste, alors qu’un journaliste explique « l’expérience » qui a été menée... Avec sa mère, parce que cette fois elle en a le temps, ils se laissent alors envelopper par la beauté de la musique.

Les illustrations de l’album jouent sur la différence entre un monde en noir et blanc, un monde de sons qui prennent des formes agressives, pointues (celui des adultes), et un monde en couleurs (celui de Dylan), où la musique devient volutes, fait danser, voler, et poursuit les oreilles pendant longtemps.

Trop occupé, trop affairé, l’homme oublie l’essentiel : lui-même et une capacité à accueillir le beau. Heureusement, les enfants sont là pour le lui rappeler, pour peu qu’on les écoute, bien sûr...
Un album magnifique sur la sensibilité...

A partir de 6/7 ans - 13 €

L’homme au violon, Kathy Stinson, éditions Kaléidoscope (2015)

Mise à jour : 31 mars 2017